Ambulance à Angoulême

De GjWiki, Le Wiki sur les Gilets Jaunes


Le lundi 19 Novembre 2018, Thomas Mesnier, député LREM de Charente et ancien urgentiste d'Angoulême, a alerté Christophe Castaner, ministre de l'intérieur qu'une ambulance devant transporter une vieille dame en arrêt cardiaque à Montbron le lundi, a été retardée par les barrages des gilets jaunes. Il a déclaré à France 3:

"lundi matin, le Samu a déclenché l'envoi d'une ambulance, pour un arrêt cardiaque d'une octogénaire à Montbron. En temps normal, le véhicule aurait mis moins d'une demi-heure pour rejoindre les lieux... et il a mis deux fois plus de temps"

Reprenant cette information le ministre a communiqué ainsi à la presse:

"Ce matin, à Angoulême, un véhicule du Samu a été empêché d'intervenir sur une dame qui faisait l'objet d'un incident médical. 50 minutes pour faire 30 kilomètres. La personne est morte cet après-midi. C'est cela aussi la réalité"

Les élus et pompiers de Montbron ne partagent pas cette version. Selon eux la vieille dame serait morte le matin et non pas l'après-midi, avant l'arrivée des secours et "20 minutes de plus ou de moins ne l'aurait pas sauvée."

Sur Quotidien, le maire précise que le médecin traitant puis les pompiers ont tenté de réanimer la dame, mais que cela n'avait donné aucun résultat.[1]

Les Gilets Jaunes quand à eux ont signalé avoir mis en place un numéro d'appel d'urgence avec les services de secours, et il a bien été utilisé lundi, mais des voitures abandonnées par leur propriétaire encombraient la bande d'arrêt d'urgence, et un propriétaire d'un véhicule a refusé de le déplacer.[2]

Devant ces informations, le député Mesnier, maintient son indignation, "il est insupportable de bloquer ou ralentir les secours. Au départ, les gilets jaunes servent à sauver des vies, pas l'inverse." Par contre le ministère de l'intérieur plaide « l’erreur de remontée d’informations ».[3]

Le parquet a ouvert une ouvert une enquête en raison des recherches de la mort. Le Jeudi 22, une autopsie a été réalisée.[4] Depuis aucune trace de cette procédure n'est parue dans la presse.[5]

Le 20 Novembre, ironisant sur la presse parisienne qui ne s'occuperait que de l'incarcération de Carlos Gohn, le chroniqueur de France-Inter en charge de la revue de presse Claude Askolovich, déclare à propos de l'affaire de l'ambulance, « La Charente libre corrige le ministre de l’Intérieur et écoute Nelly, trois enfants et 1000 euros par mois. Le figaro pleure Carlos Ghosn ».[6]