Vanessa-Acte V-Paris

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Vanessa-Acte V-Paris

Vanessa - Acte V
Département Paris
Ville Paris
Date 15 Décembre 2018 (Acte V)
Arme LBD
Blessure hémorragie crânienne, traumatisme cranien, oeil plus que 1/20 de la vue
Enquête IGPN oui
géolocalisation 48° 52' 18.50" N, 2° 18' 3.95" E
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Fille de pompier,[1] habitant le Val-de-Marne, auxiliaire de vie en charge de sa grand-mère, vitrailliste de formation, Vanessa a peu manifesté dans sa vie.[2] Elle manifeste sur les Champs-Élysées pour la première fois avec les gilets jaunes à Paris dans un secteur calme selon elle, quand 3 de ses amis et elle tombent sur une barre de CRS, ils s'en éloignent tous les 4 en se tenant par la main. Il est aux alentours de 14 heures, cela fait 20 minutes à peine que la manifestation a commencé. Des policiers de la BAC, en civil arrivent tout de suite après d'une rue perpendiculaire, l'un d'entre-eux tire, elle est touchée au-dessus de l'oeil, le crâne explosé.[3].

Prise en charge à l'hôpital Beaujon, à Clichy (92) elle subit une première intervention pour contenir une importante hémorragie cérébrale et un traumatisme crânien. Une seconde intervention a lieu trois jours après pour poser 3 plaques en métal afin de reconstituer une partie de la boite crânienne. Le cerveau ayant été impacté des mois après elle a toujours des troubles de la mémoire et de la pensée cognitive.[4]

En arrêt pour au moins une année, elle est en rééducation à l'hôpital de Garches (92) suivie par un orthophoniste, un neuro-psychologue, un kinésithérapeute, qu'elle a trouvé seule sans l'aide de l'Etat. Elle doit subit une opération en 2020 pour essayer d'effacer la cicatrice.

En octobre 2019, interrogée par le journal La Charente-Libre, elle explique qu'elle ne va "pas récupérer entièrement le goût et l’odorat" et que ses absences sont dûes "à de l’épilepsie causée par le trauma crânien".[5]

Souffrant d'un syndrome post-traumatique elle ne se sent plus elle-même. Elle souhaite témoigner que cela peut arriver à tout le monde, puisqu'au moment des faits elles et ses amis ne cassaient rien, il n'y avait pas de violence autour d'eux.[6]

Elle est une des fondatrices du collectif des "Mutilés pour l'exemple" et est une des administratrices de leur groupe Facebook? Ce collectif organise des marches qui ont pour but d’exposer la vérité sur les violences policières, de demander de vraies enquêtes sur les circonstances et auteurs des tirs et la suppression des armes à létalité réduite. Ce collectif veut aussi assurer un suivi moral des blessés et de leur famille, ainsi que penser à une contre-offensive judiciaire.[7]